[edX] Greatest Unsolved Mysteries of the Universe

Attention les yeux. Ce MOOC d’astrophysique est fantastique ; c’est pour moi une référence à bien des égards et tu vas vite comprendre pourquoi. « Greatest Unsolved Mysteries of the Universe » réussit le tour de force de proposer un panorama des grands défis de la cosmologie contemporaine, accessible à tous !

Il ne paie pas de mine au premier abord, pourtant : engoncé dans l’interface désuète d’Open edX, il a de quoi dérouter le nouveau venu. Mais dès que ta souris trouve la première vidéo du cours, le charme opère.

Greatest Unsolved Mysteries of the UniversePremière innovation (majeure) : tu as droit à deux enseignants pour le prix d’un. Et pas n’importe qui : des sommités du domaine, dont un prix Nobel. Contrairement à ce que l’on pourrait craindre, ils sont ahurissants de pédagogie : ils parviennent à te faire faire des calculs tarabiscotés (sur la matière noire, la puissance des quasars ou l’âge du big bang), l’air de rien, sans forcer. Un niveau de lycée suffit pour effectuer l’intégralité du cours, alors que l’on se retrouve à reproduire la démarche ayant mené aux plus grandes découvertes d’astrophysique de ces dernières années.

Derrière ces professeurs épatants, tu ne verras pas beaucoup de slides statiques, non… Tu auras droit à des graphiques, des simulations en 3D (avec le code en Python si tu veux t’amuser… rhaah !), des photos prises par des télescopes, et un tableau noir interactif pour les calculs. Là encore, on touche à ce qui se fait de mieux aujourd’hui en matière de MOOC.

Enfin, chaque semaine, après tes 60 à 90 minutes de vidéos, tu pourras t’exercer sur des questions très concrètes, plus ou moins mathématiques. Toutes les formules nécessaires sont indiquées : on ne te demande pas d’apprendre par cœur, mais de cogiter, ce qui est évidemment jouissif. Certains exercices frisent le pur génie pédagogique. Le test final quant à lui est une sorte de « super exo » dans un univers similaire au nôtre à quelques exceptions près (ex : un univers qui se rétracte au lieu de s’étendre, ou avec une répartition différente des éléments métalliques) ; tu t’improvises alors détective cosmique et utilises télescopes, spectrographes et autres capteurs radio pour détricoter le mystère et découvrir les lois qui gouvernent cet univers fictif.

Tu l’auras compris, je suis subjugué par ce que ces universitaires australiens sont parvenus à réaliser dans ce MOOC. J’ai pris un plaisir pas possible à le suivre, et j’ai souvent éclaté de rire face aux blagounettes très geek des deux professeurs. Vraiment, s’il ne fallait suivre qu’un seul MOOC scientifique, ce serait celui-là sans hésiter.

Et comme un bonheur ne vient jamais seul, sache que c’est en réalité le premier élément d’une série de quatre MOOC constituant le programme de la première année du master d’astrophysique de l’université de Melbourne (oui, tu peux obtenir l’équivalence via edX… <3). Je suis en plein dans le deuxième cours en ce moment, il est consacré aux exoplanètes. C’est le pied.

 

Évaluation


Technique : 9/10


Pédagogie : 10/10

Intérêt : 10/10

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